| Engagement collectif ! |
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| Edito - Edito | |||
| Écrit par Philippe Forestier | |||
| Lundi, 25 Octobre 2010 18:53 | |||
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Les deux prochaines dates proposées par l'intersyndicale (28 octobre et 6 novembre) sont importantes. Alors que les journaux calculent la fin du mouvement, et supposent même que les syndicats espèrent une baisse du mouvement, il faut rappeler deux points qui émergent de ce conflit. Le gouvernement gagne le combat de la légalité. En passant devant les deux chambres avec des heures de débat, on ne peut le contester. Mais les syndicats ont largement gagné le combat de la légitimité. Ils ont patiemment proposé des journées d'action responsables et mesurées, qui ont rencontré un immense succès populaire. Les débordements des casseurs, et l'usage déloyal qu'en font certains médias, n'y peuvent rien : les citoyens mobilisés savent quel combat ils mènent et ils ont envie de le mener à son terme.Précisément, les citoyens ne mènent pas un combat contre cette réforme mais pour une nouvelle donne sociale. Non seulement parce que tous savent que cette réforme n'en est pas une. Elle pose quelques décisions de mesure d'âge et d'effets financiers qui n'ont pas d'impact au fond sur le problème des retraites ni de l'emploi. Et l'on perçoit également qu'elle participe d'un plan de communication non pas français mais international pour "donner à voir" que la France est engagée dans un plan d'efforts et de contraintes budgétaires pour faire "face aux conséquences de la crise". Mais surtout, elle montre "en creux" l'immense besoin d'un renouveau du pacte social au sein de notre pays. Ce lien qui articule les efforts de chacun, financiers ou non, et le profit pour tous. Cette réforme de fond, à laquelle il faudra bien que les responsables politiques s'attèlent, devra reposer les bases d'une fiscalité supportable et équitable et celles des redistributions justes et pertinentes. C'est aussi pour cela que nous devons être dans la rue aux deux prochaines dates. Car une fois passé le bruit des slogans et les prises de vue médiatiques étroites, il en restera un appétit de solidarités, de vivre ensemble, une capacité d'engagement collectif qui demeure intense. Cet engagement collectif est l'une des bases de notre patrimoine social. Et nous sommes entrain de le reconquérir, après bientôt 20 ans de culte de l'individualisme et de l'égoïsme. Ça n'est pas rien. Alors : "Dans la rue, camarades !"
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| Mise à jour le Lundi, 25 Octobre 2010 18:58 |

