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Renouveler la dynamique d’émancipation féminine Imprimer
Edito - Editorial confédéral
Écrit par Laurence Laigo   
Lundi, 08 Mars 2010 22:43
Initiée en 1910 à Copenhague, la Journée du 8 mars reste importante pour rappeler les inégalités qui persistent partout dans le monde. C'est pourquoi, la CFDT agit aux côtés de la CSI et de la CES pour « un travail décent, une vie décente pour les femmes ».

S'il y a bien en France depuis les années 1970 une dynamique d'émancipation de la femme porteuse de réelles avancées, elle doit être renouvelée sous peine de ne plus engranger de progrès significatifs. Souvent, on entend dire que c'est parce qu'aujourd'hui les femmes ne se battent plus et qu'elles pensent les choses acquises. Pourtant elles luttent au quotidien, elles négocient en permanence ! Elles se bagarrent pour rester sur le marché du travail, pour voir leurs salaires augmenter, pour écarter les comportements sexistes, pour faire reconnaître leurs compétences et avoir des perspectives d'évolution. Elles se battent même si elles ne sont pas dites ou reconnues comme des militantes.
Mise à jour le Lundi, 08 Mars 2010 22:47
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Le 23 mars, peser face aux conséquences de la crise Imprimer
Edito - Editorial confédéral
Écrit par Marcel Grignard   
Jeudi, 04 Mars 2010 13:03
La crise n’est pas terminée. Pour s’en convaincre, un chiffre suffit : Pôle emploi prévoit 120 000 chômeurs de plus pour 2010. Mais il y a également le nombre de salariés pauvres qui explose et le pouvoir d’achat en berne à l’image du moral des ménages. Il est donc indispensable de poursuivre et d’amplifier les mesures prises l’an dernier sous l’impulsion de la CFDT pour amortir les effets de la crise – création du Fiso, dispositifs « former plutôt que licencier », mesures fiscales à destination des ménages les plus modestes, etc. Il est en effet impératif d’aider les personnes les plus touchées par la crise, à commencer par les chômeurs arrivant en fin de droits à l’assurance-chômage, mais il faut également donner de l’espoir à l’ensemble des salariés. Plus largement, il faut peser sur l’avenir. C’est bien d’affirmer qu’il faut un autre mode de développement. Encore faut-il que pouvoirs publics et entreprises posent des actes en ce sens… et nous savons que cela ne viendra pas tout seul.

Le sommet social du 15 février a fixé un certain nombre de rendez-vous. L’intersyndicale a décidé de s’en saisir pour peser sur les décideurs patronaux et politiques, tant au niveau national que régional. Il est capital, dans le contexte actuel, que les organisations syndicales recherchent les moyens de peser en commun pour donner du sens à leurs revendications afin de ne pas laisser les salariés isolés face aux conséquences de la crise. Il faut, au contraire, que l’intersyndicale parvienne à donner un débouché positif aux attentes des salariés.

C’est pour cela que nous avons décidé d’une journée commune d’action et de mobilisation pour le 23 mars. Lors de cette journée, la CFDT mettra en avant les trois axes revendicatifs qu’elle porte au sein de l’intersyndicale depuis le début de la crise : l’emploi, le pouvoir d’achat et la vie au travail.

En arrière-plan de cette journée se profile la réforme des retraites. Plus d’un syndicat va vouloir en faire l’alpha et l’omega du 23 mars. C’est à bon compte trouver un thème fédérateur qui rassurerait tous ceux qui voudraient qu’on oublie la crise et sa cohorte de difficultés, à commencer par celles concernant l’emploi. C’est également vouloir occulter le temps du débat, pourtant indispensable à une réforme sérieuse des régimes de retraites. Si la CFDT veut ce temps de débat, c’est parce que rien ne remplace le temps de l’échange pour des choix partagés. C’est là une des conditions de la démocratie.

Marcel Grignard, secrétaire général adjoint
 
le travailler plus pour gagner plus ne fonctionne pas Imprimer
Edito - Editorial confédéral
Écrit par Jean-Paul Bouchet   
Dimanche, 14 Février 2010 18:28

CFDT CadresPar Jean-Paul Bouchet, secrétaire général CFDT Cadres

Non, il ne s’agit pas de l’Assemblée nationale mais de deux journées de débats et d’échanges au sein du "parlement" de la CFDT : le Conseil national. Quelques 200 représentants de toutes les structures de la CFDT, confédération, fédérations professionnelles, régions interprofessionnelles et  organisations transversales, réunis pour débattre de l’actualité, des négociations en cours, des initiatives prises ici et là pour faire face à la crise. Un temps de démocratie interne, un espace de confrontation, de construction des positions de la CFDT sur les dossiers d’actualité. Une opportunité de faire entendre la voix des cadres dans une organisation qui rassemble toutes les catégories de salariés, ce qui en fait sa richesse. Philippe, collègue du Secrétariat national de la CFDT Cadres ne s’en est pas privé. Extraits :

« Nous faisons le constat de l’échec des politiques d’individualisation des rémunérations poussées à l’excès qui ont servi à réduire les enveloppes à distribuer, à creuser les inégalités salariales et à multiplier incompréhensions et frustrations. Opacité et arbitraire des mécanismes d’appréciation et de décisions, des grilles d’analyse des performances, déconnexion entretien appréciation et évolution de la rémunération, démotivation en cas d’échec, comportement individualiste exacerbé, jalousie… Cette liste consacre l’échec de la méritocratie puisque celle-ci n’est pas assumée. Le secret l’emporte sur la mise en valeur des « meilleurs ». Le saupoudrage est utilisé pour corriger les excès de la méthode et pour entretenir la motivation et la cohésion des équipes. Depuis qu’il existe, le dispositif n’a pas fait la preuve de son efficacité managériale et économique. Les salariés ne sont pas plus efficaces et pas plus motivés. En cette période de crise et de diminution des parts variables, beaucoup de salariés en viennent à redemander des augmentations collectives garantes d’une plus grande cohésion des équipes et une répartition de la valeur ajoutée plus équitable. Le travailler plus pour gagner plus ne fonctionne pas ; le travailler très bien pour gagner plus ne fonctionne plus, les packages ont donné l’illusion de gagner plus, ils n’ont conduit qu’à une autre répartition des compartiments d’une enveloppe fermée. »

Tout cela peut vous paraître implicite mais cela va tellement mieux en le disant parfois, alors pourquoi s’en priver ?!

Mise à jour le Dimanche, 14 Février 2010 18:36
 
Le choix de la contrainte Imprimer
Edito - Edito
Écrit par Philippe Forestier   
Mercredi, 10 Février 2010 11:39

On attend parfois beaucoup trop les uns des autres.

On attend beaucoup des syndicalistes, et chaque salarié vient à nous avec une idée précise des services que l'on devrait lui rendre. Cette attente s'accompagne souvent d'une idée, précise elle aussi, des devoirs des syndicats et des syndicalistes.

Sans ordre ni hiérarchie, les syndicats devraient "être unis", "faire front", "ne pas céder", "oser s'opposer", "ne pas se compromettre", trouver des solutions"... et ceci n'est que la partie émergée de l'iceberg des attentes des salariés.

Quant aux syndicalistes, ils doivent évidement "savoir être disponibles", "être irréprochables", "ne pas profiter du système", "être légitime dans leur métier", "être fiables quand on leur pose des questions".... et la liste peut-être continuée, comme une litanie.

Cette série d'attentes est légitime, certes, mais paradoxale aussi...

Et nous savons qu'elle pourrait être complétée d'une liste, non moins excessive, de ce que les syndicalistes pensent que les salariés ou l'entreprise devraient être respectivement.

En fait, peut être avons nous tendance à reporter sur les autres les contraintes que nous ne voulons ou ne pouvons pas supporter pour nous même ?

Et alors ?

Alors, il faut reprendre le chemin de "l'émancipation des travailleurs".

Redire que la liberté de choix, que nous revendiquons pour les autres et pour nous même s'accompagne aussi du choix de la contrainte. Et qu'il n'y a pas d'action, a fortiori de résultat de l'action, qui ne soit aussi fondé et construit comme un choix des contraintes que nous sommes prêts à a assumer.

C'est là que nous pouvons certainement être utiles : aider nos collègues à choisir et assumer les contraintes qui leur permettront de gagner un peu plus de liberté...
Mise à jour le Mardi, 20 Avril 2010 18:55
 
Banlieues: Chérèque déplore l'absence d'une politique de la petite enfance Imprimer
Edito - Editorial confédéral
Écrit par CFDT Generali   
Dimanche, 07 Février 2010 19:47

AFP - Le secrétaire général de la CFDT François Chérèque a souligné mardi "la nécessité" d'une "politique de la petite enfance" pour lutter contre les inégalités dans les quartiers défavorisés.

Au-delà de "la rénovation des quartiers" pour laquelle "on a beaucoup fait", François Chérèque a insisté sur "la nécessité d'investir dans la politique de la petite enfance", lors d'une journée organisée par sa confédération sur la politique de la Ville, en présence de la secrétaire d'Etat Fadela Amara.

Selon lui, "on est beaucoup - et il faut l'être - dans la réparation des dégâts, on n'est pas assez dans l'anticipation". "En France, on manque d'une politique de la toute petite enfance", a-t-il ajouté.

Ancien éducateur, M. Chérèque a revendiqué "une culture qui disait: +la priorité d'une société qui veut lutter contre les inégalités, c'est la toute petite enfance+".

Pour le numéro un de la CFDT, "il y a beaucoup de parents avec des tout petits enfants qui sont en grande difficulté et qui ne trouvent pas les lieux d'écoute, d'accueil. On manque de moyens importants là-dessus, ce qui fait qu'on est toujours dans la réparation" plutôt que dans la prévention.

Afin de lutter contre l'échec scolaire, il s'est déclaré partisan de classes à effectifs réduits dans les quartiers défavorisés avec, en échange, "des classes plus chargées dans certains quartiers où il y a plus de facilités d'accès à l'éducation et à la culture".

M. Chérèque a déploré l'absence de travailleurs sociaux dans les écoles. "Je suis assez effaré de voir qu'on peut faire rentrer rapidement la police dans les écoles alors qu'il y a des gens qui se battent depuis vingt ans pour y faire entrer des éducateurs", a-t-il dit.

De son côté, Fadela Amara s'est élevé contre "un consensus entre une certaine gauche et une certaine droite", des élus locaux de villes riches des deux bords s'opposant à "la péréquation des moyens" au profit des communes déshéritées.

"Mon objectif politique, a-t-elle dit, c'est de réduire les écarts territoriaux entre villes riches et villes pauvres, entre quartiers riches et quartiers pauvres, c'est--à-dire de réduire les inégalités".

La secrétaire d'Etat a reconnu qu'"il reste beaucoup à faire, notamment en termes d'emploi", pour les quartiers défavorisés.

Mise à jour le Dimanche, 07 Février 2010 19:50
 
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Edito

"une trousse, un cahier petits carreaux, format 21 x 29,7, ..."

.. et un protège cahier transparent de même format, ajouter une boite de stylos de couleurs, un tube de colle et un crayon de papier…

Rentrée, nouvelle liste, recommencer, nouvelle année et nouveaux sujets…

Que les souvenirs de nos mois de septembre soient bons ou mauvais, il y a une nostalgie certaine à reprendre le chemin du travail après les vacances.

Il faut préparer ses affaires, remettre les papiers en ordre, faire sa liste de courses, avoir le plaisir du neuf et du nouveau.

Ne boudons pas notre satisfaction de recommencer, reprendre et revenir. Nous prendrons le temps de nous raconter nos vacances, de nous mettre à jour des dernières nouvelles et de nous demander enfin "par quoi commencer ?"….

Je vous souhaite à tous une rentrée en douceur, ça ne peut pas faire de mal.

Et comme premier devoir, dans un délai raisonnable, nous devons nous pencher sur le sujet suivant : "comment faire une belle manifestation du 7 septembre ?"

La retraite, comme sujet de rentrée, il faut être syndicaliste pour oser ;-)

 

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