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CFDT Generali
"Nous ne laisserons pas le pouvoir instrumentaliser le dialogue social" Imprimer
Edito - Editorial confédéral
Écrit par CFDT Generali   
Lundi, 30 Janvier 2012 10:08
Dans une interview au Monde, Marcel Grignard réagit aux annonces de Nicolas Sarkozy, du 29 janvier 2012, sur les accords compétitivité-emploi et la TVA sociale.

Le président de la République a indiqué dimanche soir que le premier ministre allait écrire aux partenaires sociaux pour leur demander d'ouvrir une négociation sur les accords compétitivité-emploi. La CFDT y est-elle prête ?

Nous y sommes prêts, tout en attendant ce que seront les propos et les propositions exacts de François Fillon. Dans ce que le chef de l'Etat a dit des accords compétitivité-emploi, dimanche soir, deux points posent problème. Dans l'esprit du président de la République, de tels accords devraient permettre de s'affranchir et de la loi et des 35 heures. Pour nous, il n'en est pas question et leur enjeu est tout autre : il s'agit de trouver de meilleurs compromis économiques et sociaux pour l'entreprise et pour l'emploi. De plus, les accords compétitivité-emploi ont une portée importante dans la mesure où ils s'imposent aux salariés, qu'ils y soient ou non favorables. Cette caractéristique particulière impose à nos yeux qu'ils respectent la loi et les garanties minimales que l'on doit offrir aux salariés. Le timing proposé par le chef de l'Etat pose problème. La conclusion en France d'accords compétitivité-emploi marquerait un pas extrêmement important pour les partenaires sociaux. Y parvenir en deux mois, cela me semble extrêmement serré et précipité. Nous le disons depuis plusieurs semaines : nous ne laisserons pas le pouvoir politique instrumentaliser le dialogue social, surtout en période électorale !

Mais si vous ne voulez pas que les accords compétitivité-emploi puissent permettre de déroger à la loi, qu'êtes-vous prêts en réalité à négocier ?

Mais dans les entreprises on peut discuter de beaucoup de choses : horaires, prise des repos, politique salariale, avantages particuliers... En Allemagne où de tels accords ont été négociés dans la métallurgie, ce sont les accords de branche qui ont permis de déroger aux accords collectifs, pas des accords d'entreprises. Par ailleurs, quand le président de la République compare les salaires français aux salaires allemands, il oublie de préciser que 40 % des salariés allemands n'ont aucune couverture conventionnelle. Nous n'avons pas la moindre intention, à la CFDT, de mettre en pièce des garanties collectives.

Nicolas Sarkozy a menacé de recourir à la loi si la négociation qu'il souhaite voir s'engager s'enlisait. Que pensez-vous de cette menace?

Ce n'est pas une surprise. Le président l'a peut-être formulée parce qu'il ne croit pas à la négociation collective. Mais s'il mettait sa menace à exécution, ce serait très contre-productif car les accords compétitivité-emploi supposent un dialogue social de qualité et le respect des partenaires sociaux. Par ailleurs, nous ne négocions pas seuls. Que voudra faire le patronat ? Et quel sera l'avis de nos partenaires syndicaux, dont nous tiendrons compte ? Tout cela pèsera sur la future négociation. Et puis, ne nous laissons pas abuser : le vrai sujet, c'est la compétitivité de l'économie, pas tel ou tel enjeu interne à la majorité ou à l'opposition. L'intervention du chef de l'Etat était à cet égard un curieux mélange d'analyse véritable des problèmes de compétitivité de la France et de précampagne électorale.

Que pensez-vous de la mise en place annoncée de la TVA sociale ?

La CFDT y est farouchement opposée. C'est une mesure injuste qui va beaucoup peser sur les plus modestes. Et nous n'avons aucune certitude que les 13 milliards d'allègements de charges consentis aux entreprises iront bien à l'emploi. Notre crainte est qu'elles utilisent cet argent autrement, comme l'avaient fait par exemple les restaurateurs.

Propos recueillis par Claire Guélaud

Mise à jour le Lundi, 30 Janvier 2012 10:10
 
Face à la hausse du chômage, les mesures pour l'emploi sont insuffisantes Imprimer
Edito - Editorial confédéral
Écrit par Confédération CFDT   
Vendredi, 27 Janvier 2012 09:18
Une semaine après le sommet social, les statistiques du chômage en décembre (29 700 chômeurs de plus sur un mois et 150 000 sur un an) montrent à quel point les mesures urgentes décidées il y a 8 jours ne seront pas suffisantes.

Laurent Berger, secrétaire national chargé de l’emploi, regrette que « le gouvernement ait opté pour un simple doublement du financement de l’État sur l'expérimentation d'un accompagnement renforcé à destination des salariés en fin de CDD et d’intérim ». Et de rappeler que « la CFDT souhaitait que l’État multiplie par dix sa participation et la porte à 30 millions d’euros. Avec un financement identique de l’Unedic, décidé par les partenaires sociaux, plus de 30 000 personnes auraient pu être aidées. »
Dans cette période, développer la formation pour les demandeurs d’emploi doit être un objectif prioritaire. Mais pour la CFDT, « ces formations doivent être adaptées aux projets personnels des demandeurs d’emploi, définis avec les conseillers qui les suivent » et non servir  à dégonfler artificiellement les statistiques du chômage…
De même, alors que la CFDT avait demandé 2 000 emplois supplémentaires à Pôle emploi, seuls 1 000 CDD ont été accordés. Il ne fait pourtant aucun doute qu’« il faut aller plus loin car sans embauches durables, Pôle emploi n’arrivera pas s’occuper de tous les nouveaux inscrits » martèle Laurent Berger.
Enfin, la CFDT demande plus que jamais une extension et un recours simplifié au chômage partiel. En effet, conclue le secrétaire national, « il est nécessaire de profiter de ces périodes pour développer la formation des salariés ».

Mise à jour le Vendredi, 27 Janvier 2012 09:20
 
Le gouvernement instrumentalise la fraude et punit les malades Imprimer
Edito - Editorial confédéral
Écrit par Véronique Descacq   
Mercredi, 16 Novembre 2011 14:04
Communiqué de presse n°77 du 15 novembre 2011

Déclaration de Véronique Descacq, secrétaire nationale

Arrêts maladie

Le gouvernement instrumentalise la fraude
et punit les malades

Après la taxe sur les complémentaires santés, les ponctions sur le budget de l'assurance maladie, les ponctions sur les allocations familiales et les allocations logement... le gouvernement s'en prend directement aux salariés malades sous couvert de lutte contre la fraude.

Pour la CFDT, il faut pourchasser et punir la fraude dans un système de solidarité.

Pour autant, il est inacceptable de désigner les salariés en arrêt maladie comme responsables des déficits de la Sécurité sociale (les indemnités journalières représentent 2,5% du budget de la Sécurité sociale).

Il est plus inacceptable encore de désigner tous les salariés comme des fraudeurs potentiels et d'envisager de les sanctionner tous au travers de la mise en place de jours de carence supplémentaires.

Si la fraude existe, elle doit être recherchée là où elle se trouve : dans le travail non déclaré (9 à 15 milliards d'euros), ainsi que chez les praticiens complaisants qui déshonorent leur profession.

Il est inadmissible d'utiliser les malades comme bouc-émissaire quand on refuse de remettre en cause les exonérations sur les heures supplémentaires (4 milliards d'euros) et qu'on laisse prospérer des paradis fiscaux qui détournent des dizaines de milliards d'euros à l'échelle de la France.

La CFDT s'indigne, qu'au cœur de cette crise, le gouvernement choisisse le populisme et la dénonciation calomnieuse plutôt que la solidarité et la cohésion sociale.

La CFDT demande le retrait immédiat des mesures qui s'en prennent à la santé de nos concitoyens : la taxe sur les complémentaires-santé (en débat au parlement), la création de nouveaux jours de carence (envisagée par le gouvernement).

La CFDT exige la réunion d'une table ronde avec les partenaires sociaux pour envisager les moyens efficaces d'une lutte contre la réalité de la fraude.

 
2012 Alerte Orange ! Imprimer
Edito - Editorial confédéral
Écrit par Gwenael LUNEAU   
Vendredi, 06 Janvier 2012 14:13


Alerte Orange par CFDT_TV

2012 Alerte Orange

 
Un pas en avant… deux pas en arrière ?? Imprimer
Edito - Edito
Écrit par Philippe Forestier   
Lundi, 10 Octobre 2011 14:26

Au même moment ou presque, deux dossiers sont présentés aux élus de la CFDT au sein des instances de Comité d' Entreprise.

Le premier concerne la question de l'emploi en province.

Le second les opérations de création de succursales françaises pour le compte de Generali Spa.

Le premier montre une volonté de créer des emplois et de répondre au risque de fermeture de sites de l'Entreprise en Province.

Le second se soldera certainement par le départ de plusieurs dizaines d'emplois de l'UES.

Comment comprendre cette confrontation et ce mouvement contradictoire ?

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