| posture et volonté.... |
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| Edito - Edito |
| Écrit par Philippe Forestier |
| Jeudi, 20 Mai 2010 14:15 |
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Comment comprendre ce qui se passe ?
On peut s'y essayer en regardant la différence entre une posture et une volonté. Si nous rencontrons un tel risque pour nos élections, ce n'est pas parce que l'UNSA en a la volonté. C'est parce qu'ils ont tenu une posture. S'ils avaient eu "une" volonté, ils auraient pu en rendre compte, le dire, le faire savoir et permettre ainsi aux autres (syndicats entre autre) de se positionner par rapport à cette dernière. Mais la posture est, par définition, bloquée en l'état, elle enferme ceux qui la tiennent bien plus que ceux qu'elle vise. Concrètement, en ayant sorti l'arme atomique du Tribunal et en ayant refusé de signer l'accord sur les collèges, l'UNSA est coincée dans sa position. Et elle ne peut plus en sortir, sauf à se déjuger. Une volonté, au contraire, c'est un projet qui autorise (voir nécessite) de changer en permanence de postures et d'attitudes. On la nomme parfois pragmatisme, pour se flatter on dira "real politics", ou ceux qui critiquent parleront de "girouette". Il convient donc, pour juger au fond, de regarder avec attention les lignes de conduites, les valeurs et la façon dont on tient (ou non) son objectif. Nous avons dit au représentant de l'UNSA, présent au CC UES du 20 mai 2010, que le temps du conflit est passé. La CFDT a exprimé toute son analyse et dit tous ses jugements à l'égard de l'UNSA. Désormais, il faut aller au delà. Nous avons donc fait savoir que pour le bien commun, la CFDT est prête à acter d'engagements politiques pour faciliter la sortie de cette crise. Nous avons toujours eu la volonté de préserver les instances, de permettre aux salariés d'user de leur droit démocratiques, d'exercer nos mandats avec rigueur et de respecter les autres acteurs sociaux. C'est notre volonté. Elle nous a guidé tout au long de notre histoire et en particulier au cours de ces dernières semaines. Nous pouvons donc, sans nous trahir, tendre la main à ceux qui ne partagent pas notre point de vue. L'UNSA est à la croisée des chemins :
C'est aussi pourquoi je ne suis pas inquiet de cette crise. Elle nous plonge au bain de l'essentiel et, ne serait-ce que cela, nous permet de réaffirmer nos valeurs et consolider notre syndicalisme. |
| Mise à jour le Vendredi, 21 Mai 2010 08:18 |

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