Menu Content/Inhalt
Accueil Catégories

Identification


Banlieues: Chérèque déplore l'absence d'une politique de la petite enfance Imprimer
Edito - Editorial confédéral
Écrit par CFDT Generali   
Dimanche, 07 Février 2010 19:47

AFP - Le secrétaire général de la CFDT François Chérèque a souligné mardi "la nécessité" d'une "politique de la petite enfance" pour lutter contre les inégalités dans les quartiers défavorisés.

Au-delà de "la rénovation des quartiers" pour laquelle "on a beaucoup fait", François Chérèque a insisté sur "la nécessité d'investir dans la politique de la petite enfance", lors d'une journée organisée par sa confédération sur la politique de la Ville, en présence de la secrétaire d'Etat Fadela Amara.

Selon lui, "on est beaucoup - et il faut l'être - dans la réparation des dégâts, on n'est pas assez dans l'anticipation". "En France, on manque d'une politique de la toute petite enfance", a-t-il ajouté.

Ancien éducateur, M. Chérèque a revendiqué "une culture qui disait: +la priorité d'une société qui veut lutter contre les inégalités, c'est la toute petite enfance+".

Pour le numéro un de la CFDT, "il y a beaucoup de parents avec des tout petits enfants qui sont en grande difficulté et qui ne trouvent pas les lieux d'écoute, d'accueil. On manque de moyens importants là-dessus, ce qui fait qu'on est toujours dans la réparation" plutôt que dans la prévention.

Afin de lutter contre l'échec scolaire, il s'est déclaré partisan de classes à effectifs réduits dans les quartiers défavorisés avec, en échange, "des classes plus chargées dans certains quartiers où il y a plus de facilités d'accès à l'éducation et à la culture".

M. Chérèque a déploré l'absence de travailleurs sociaux dans les écoles. "Je suis assez effaré de voir qu'on peut faire rentrer rapidement la police dans les écoles alors qu'il y a des gens qui se battent depuis vingt ans pour y faire entrer des éducateurs", a-t-il dit.

De son côté, Fadela Amara s'est élevé contre "un consensus entre une certaine gauche et une certaine droite", des élus locaux de villes riches des deux bords s'opposant à "la péréquation des moyens" au profit des communes déshéritées.

"Mon objectif politique, a-t-elle dit, c'est de réduire les écarts territoriaux entre villes riches et villes pauvres, entre quartiers riches et quartiers pauvres, c'est--à-dire de réduire les inégalités".

La secrétaire d'Etat a reconnu qu'"il reste beaucoup à faire, notamment en termes d'emploi", pour les quartiers défavorisés.

Mise à jour le Dimanche, 07 Février 2010 19:50
 
designed by www.madeyourweb.com