| Crise de valeurs ? |
|
| Edito - Edito |
| Écrit par Philippe Forestier |
| Jeudi, 07 Mai 2009 15:23 |
|
Cette crise est passée au second plan, pour un instant. La grippe des uns fait oublier la souffrance des autres ; les congés de fin de semaine qui s'étendent, avec un peu de soleil, rendent l'apparence du temps moins rude. Mais nous "fêtons" les deux ans de Présidence de Nicolas Sarkosy. Selon les journaux, toujours bien informés, il déçoit deux français sur trois... La distortion entre l'espoir qu'il a succité pour la majorité des français et la déception du moment ne doit pas qu'à lui. Une crise économique majeure est intervenue, rappelant que les Tsunami - même financiers - ont deux caractères irréductibles : ils sont imprévisibles en ce qu'ils surviennent avec une violence et une rapidité qui prend de cours les veilleurs les plus aguerris ; et ils balayent sur leur passage toutes les constructions, inclus celles qui paraissent les plus sûres. Il faut rapporter ces relativités à notre mesure : nous devons nous garder de penser que notre raison, nos analyses ou nos actions sont les seules qu'on puisse mettre en oeuvre. Elle sont importantes, mais il faut sans cesse les coordonner avec celles des autres. Faute de quoi, nous ne batissons que sur du sable. Et aussi que la construction la plus solide que nous puissions mettre en oeuvre est celle de la liberté, du respect, de l'autonomie que nous essayons de créer avec nos collègues.C'est ce remarquable effort que vous faites au quotidien, dans vos mandats et au delà, qui est créateur de richesses... humaines ! La seule chose qui dure est sans doute celle qui se voit le moins. |
| Mise à jour le Mercredi, 26 Août 2009 16:15 |

